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ESCALIERS DU PASSAGE DES ABYSSES

Course de Lenteur Poétique (40min : 14:30 + 17:00)

samedi 27 septembre 2025

12:30

15:30

ZOE BESMOND DE SENNEVILLE + ADRIEN OOMS/ANTOINE RICOUARD

Artiste(s) :

gratuit, au chapeau

1ère Course de lenteur poétique – 14h30

Par la poétesse Zoé Besmond de Senneville, autour de son projet Sourdre.


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“D’ABORD ACTRICE, ANIMÉE PAR LA PUISSANCE DES MOTS, LEUR VIVACITÉ, J’ÉCRIS POUR PERFORMER MES TEXTES, LES INCARNER.”


Née en 1987, Zoé est artiste autrice, interprète et modèle d’art. Elle écrit des textes, dessine, publie des livres, créé des expériences, performances et spectacles. Atteinte d’otospongiose, sa trajectoire intime devenue matière première, elle cherche à raconter le handicap invisible, ses impacts, sa réalité, la vulnérabilité qui devient force. Son œuvre, qui mêle écriture et expérience, transcende les frontières des formes artistiques pour inviter le spectateur à une immersion sensorielle et poétique. Elle développe en ce moment sa première création scénique, poésie-son-vidéo Sourdre, adapté de son premier recueil. Il sera créé en 26/27 aux Plateaux Sauvages.


2ème Course – 17h00

Avec les poètes-océanologues Antoine Ricouard et Adrien Ooms (glaciologue), cette performance invite à une lente plongée poétique dans les profondeurs marines. Souffle ralenti, imaginaires aquatiques, les mots dessinent des escaliers fluides où barbotent vos jambes aquatiques.


Antoine Ricouard, océanographe de formation, a réalisé sa thèse à l’IFREMER, entre Nantes et Sète, sur la modélisation des pêcheries multispécifiques et les points de référence pour une gestion durable des espèces exploitées. Chercheur au sein de l’équipe ECOMAD, il enseigne également la modélisation écologique et les mathématiques appliquées à l’océanographie à l’université.


Mais Antoine est aussi poète. Avec son complice Adrien Ooms, ils fréquentent le Club des Poètes, partagent une passion pour la plongée sous-marine et l’exploration des mots bleus.


Dans la continuité des Déambulations Théâtrales des sirènes:

  • 13h45 – Départ depuis la Place des Abbesses

  • 16h15 – Deuxième passage au même endroit


Ce parcours, de la place des Abbesses aux profondeurs symboliques des Abysses, interroge le visible et l’invisible, la lenteur dans une ville qui chahute, la parole immergée et les corps traversés par le silence ou les courants. Un événement entre poésie, art vivant et immersion, corps et mouvement dans l’espace public.


“… Ces propositions artistiques questionnent la part laissée dans nos existences à l’impromptu, au sauvage, à la saine insurrection, en un mot au poème. On s’y rêve animé, animal, anima. Individu ou indivis. On y travaille les liens qui libèrent, nos interdépendances. Ce théâtre charnel favorise le tactile, le dire, la “cosmopolitesse”, l’échange de mots et de regards horizontaux. Surtout la multiplicité de contacts prend en compte la corporéité de l’existence. Dans une société dévitalisée - au sens dentaire du terme: vide, dématérialisée, plombée -, ce théâtre mouvant injecte circulation, souffle, sueur et échange au coeur-même des publics. Ici, on est véritablement en marche, dans la recherche d’un regain des relations interpersonnelles et du faire-ensemble. Le déplacement collectif sait se faire mouvement social, expression publique, pèlerinage, passage, traversée… On y questionne l’aspect vital des mobilités, des arrêts et des bifurcations qui nous ont tant marqués.


Espérons que des déambulations se glissent dans nos rues et nos parcs quotidiens. Éloges de la rencontre et du partage en espace public, elles manient l’art de nous reconnecter au vivant. Leur plasticité relationnelle, leur souci de la reterritorilasation, de la proximité, comme leur accueil de l’inconnu, ouvrent des voies qui nous rassénèrent.

Pour être absolument modernes, elles ne cèdent pas à la prothèse technologique, mais nous comprennent comme foule sentimentale, communauté et individus, chairs-publics.”


Stephanie RUFFIER, dans Déambulations: manières d’être(s) vivant(s), 17 juillet 2020 dans ArtCena.


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